La Gandalf du love

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D’ailleurs je ne veux pas faire ma balance mais, en Terre du Milieu, on ne l’a pas beaucoup vu choper le Gandalf. Même si certains prétendent qu’il n’a pas fait qu’enfiler des perles avec Galadriel.

Aujourd’hui j’ai trouvé mon tout premier cheveux blanc. Enfer et damnation ? Bah non. Pas tellement. En fait, ça faisait un petit moment que je guettais son arrivée. Plusieurs personnes autour de moi se lamentaient déjà de ce petit éclat argenté dans leur crinière, alors que chez moi c’était le monochrome total. Rien. Que dalle. Nada.

Je n’irai pas jusqu’à te dire que je suis jouasse à la vue de ce petit signe extérieur de vieillesse. Faut pas déconner non plus. Mais je l’ai regardé. Il m’a regardé. Bref, on s’est regardé. Et on a décidé qu’on n’était pas fâchés. Tu penses sûrement que je ferais moins la maline quand une tripotée de ses collègues se sera impitoyablement installée sur mon crâne. Et tu n’as peut-être pas tort. Mais pour l’instant il est tout seul et j’ai une certaine tendresse pour lui. Mon petit cheveu blanc.

« C’est bien beau tout ça, mais quel est le rapport avec la mayonnaise ? t’entends-je ronchonner. Dans le premier article tu nous parles de tes errances sentimentales avec des trémolos dans le clavier et là t’enchaînes sur ton cheveu blanc. » En gros, tu vois pas le rapport (et pourtant j’ai tous mes genoux).

Et bien, figure-toi que moi, j’en vois un. Parce que si, aujourd’hui, je suis toujours très nulle en matière de sentiments, c’était encore pire avant. Oui, c’est possible. C’est à dire que maintenant je suis au moins capable de m’autoriser à ressentir quelque chose. Il y a quelque temps encore je pratiquais une sorte d’auto anesthésie très au point. L’avantage c’est que, du coup, j’étais vachement peinarde. L’inconvénient c’est que, du coup, j’étais vachement peinarde.

« Vachement peinarde », ça peut vite vouloir dire terriblement seule. Quand je parle de solitude, il ne faut pas m’imaginer en mode ermite au fin fond de la steppe mongole. J’avais des tas d’amis et je les ai toujours. J’en ai même des tous nouveaux tout beaux depuis (ce qui ne veut pas dire que les plus anciens sont moches, je te vois venir).

Ce que je veux dire c’est que je n’ai jamais eu de problème pour me lier à des gens. Je ne suis pas non plus cette personne qui aborde n’importe quel inconnu avec une aisance folle. Mais, si tu viens me parler, je n’aurai pas de mal à tailler une bavette avec toi. Et vu qu’on gagne tous les deux à êtres connus, il n’est pas impossible qu’on devienne potes.

Sans me vanter (si), pour tout ce qui concerne l’amitié, je suis plutôt pas mauvaise. J’aime bien ça l’amitié. Ça me fait tout chaud dans le cœur. Autant te dire que pour ce qui à trait au sentiment amoureux je vais direct moins fanfaronner. Si je sens le moindre élan romantique s’installer, je passe en mode survie. Un peu comme Gandalf dans La communauté de l’anneau, tu te souviens ? « VOUS NE PASSEREZ PAAAAAAAAAS ».

On connaissait les gilets par-balles, moi j’ai inventé la combi pare-sentiments. Collection printemps/été ET automne/hiver. Collection pour toute la vie en fait. Enfin, sur ce dernier point, il est possible que je m’avance un peu.

Là, c’est le moment où tu comprends le rapport avec mon cheveu blanc. Le rapport c’est le temps qui passe. Celui qui m’a permis de faire quelques progrès. Ou quelques accrocs dans la combi si tu préfères. Parce que quand j’y réfléchis, je pense que c’est ce qui m’a permis d’avancer. Vivre des trucs. Grandir (ouais ok, vieillir) et, par la force des choses, prendre un peu d’assurance. Je sais, ça peut paraître creux. Mais parfois je crois qu’on se dit qu’un truc est creux ou naïf juste pour se donner un peu d’importance. En mode « m’enfin, la vie c’est bien plus compliqué que ça ». On est sûr de ça ?

Je ne sais pas si tu te reconnais dans ce que j’écris. Pour être tout à fait honnête, si j’ai décidé d’écrire ici c’est avant tout pour moi. Pour mettre de l’ordre dans ma tête et dans mon cœur. Ou, en tout cas, dans l’espoir de le faire. En gros, je cause sans savoir si qui que ce soit m’écoute. Mais je me dis que si un jour tu passes par ici, peut-être que mes divagations résonneront en toi. Peut-être que ça te feras du bien de savoir que t’es pas tout(e) seul(e) à te poser des questions. À galérer ta race.

Peut-être qu’à moi aussi ça me fera du bien d’ailleurs. Si ça se trouve, on va tous se faire du bien (ceci n’est pas une proposition indécente). Alors, je vais continuer à ergoter comme une vieille sénile sur des sujets aussi divers que variés. T’es pas obligée de lire mais tu peux. Et si, par hasard, tu te sens bien ici, saches que tu es le/la bienvenu(e).

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